Depuis qu'il est élu M. Nicolas Sarkozy (accompagné de ses fidèles médias) veut nous montrer à quel point il est ouvert politiquement. D'abord on nous a rabattu les
oreilles avec Eric Besson et Bernard Kouchner. On a oublié Bockel. Maintenant c'est Jacques Attali et Michel Rocard. Alors maintenant regardons plus en détail qui a été débauché.
Eric Besson tout d'abord, ancien économiste du PS qui trouvait qu'on parlait pas assez de lui a descendu Mme Royal pour se montrer beau aux yeux de Mr Sarkozy et pour qu'on parle de lui. Du coup,
il a eu son poste de secrétaire d'Etat. C'est donc quelqu'un de très respectable qui mérite l'attention qu'on lui porte. Ensuite nous avons Bernard Kouchner, homme dont on se demandait toujours
s'il était vraiment à gauche et qui a certes eu un ministère.
Maintenant Jacques Attali, président de comission (donc toujours pas un poste franchement important surtout pour ce que servent les comissions en l'an 1 du sarkozysme) mais qui a (malgré tout le
respect qui lui est dû, sa vie politique dérrière lui. Pareil pour Michel Rocard, qui est déjà vieux politiquement et qui n'est d'ailleurs (comme il le dit lui-même) qu'un simple membre de la
comission sur la revalorisation du métier d'enseignant. Les médias nous disent donc que Mr Sarkozy pique tous les élèphants du PS. Nous voyons donc que ces éléphants ne sont pas si
"élèphantesques" que ça et d'ailleurs nous faisons remarquer que les vrais éléphants (peu importe ce que l'on pense d'eux) comme François Hollande, Laurent Fabius, Dominique
Strauss-Kahn, Martine Aubry, Bertrand Delanoë,... restent bel et bien socialistes et ne font encore partie d'aucune comission UMP. Nous voyons aussi que cette ouverture ne sert sûrement pas au
pays puisque par exemple le poste confié à Mr Rocard ne sert pas à grand chose. AInsi, nous voyons donc que l'ouverture de Sarkozy sert à seulement trois choses: faire croire aux
français qu'elle existe, attirer les voix des élécteurs de gauche, et faire croire aux français que la gauche est morte. Alors si nous refusons de l'écouter et de penser que la gauche est morte
et si nous croyons encore en elle, OUVRONS LES YEUX et n'écoutons pas les einièmes mensonges de Nicolas Sarkozy. Nous n'avons pas besoin des quelques traîtres qui sont partis. On a déjà assez de
boulot avec la reconstruction...
On peut aussi dire qu'il n'est pas étonnant que les mitterandistes rejoignent tous un Président fort sentant que le vent souffle moins fort sur le pont socialiste. On ne s'étonnera pas non plus
que M. Allègre ne veuille plus rester au Parti Socialiste quant on sait que c'est un bon ami des Chirac et notre ancien président ne veut pas se mouiller avec un parti dont les membres filent
vers celui qu'il a toujours détesté ! Rocard a il y a peu fait une déclaration étonnante selon laquelle ce vieux bonhomme de 70 ans passé aurait demandé à Mme. Royal de lui céder la place et donc
de faire de lui le Candidat du PS mais elle aurait refusé aussi étonnant que cela paraisse...
Quant à Attali, on a pû remarquer que celui-ci n'était pas un fervent défenseur des valeurs socialistes et son dernier essai sur l'avenir est soit d'un pessimisme affligeant soit d'une volonté de
libéraliser un discours autrefois plus social...
Enfin pour Bernard Kouchner on peut penser que lui aussi s'est éloigné des valeurs socialistes en entrant dans la majorité et en proclamant haut et fort que il était prêt à envoyer des soldats en
Irak et a des contacts réguliers avec Condoleeza Rice, la secrétaire américaine accrochée à son grand Bush...
Par Jeunes d'Opposition
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Publié dans : Gouvernement et majorité
Vendredi 31 août 2007
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20:17
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L'université du PS qui commencera demain est le bon moment pour faire un point sur la situation du Parti Socialiste actuel autant sur le point de vue des
institutions, que sur les candidats, retours en arrière, analyse, confrontation des points de vue entre courants à la veille du défi de la gauche, le plus grand défi du siècle à l'heure où le
pouvoir a été confisqué par les gens de l'ouverture rejoignant un Président tout-puissant quasi divin, lui-même disposant d'une majorité suffisante, de sondages favorables, et de réformes qui
roulent...
Une page peu connue du Parti Socialiste
Autrefois connu sous le nom de : parti
socialiste Section Française de l'Internationale Ouvrière (S.F.I.O.), ce parti dont les origines remontent à loin en arrière a dû l'unification des forces socialistes pour la première fois au
Congrès d'Amsterdam. Amsterdam ? Mais quel rapport avec la France ? Et bien apprenez que c'est grâce à la deuxième Internationale que les groupuscules et partis socialistes de l'époque dont le
feu Parti Socialiste Français de Jaurès se sont regroupés en ce parti : unification et premier rassemblement des forces socialistes qui regroupe alors toute la gauche du Parti Radical (à part
bien entendu les Anarchistes). Les Socialistes perdent leur grand dirigeant Jean Jaurès, qui n'a rien de celui des discours de M. Sarkozy, et dont les écrits et témoignages n'ont rien à voir avec
la politique du gouvernement actuel, pacifiste, européen et socialiste, il fut assassiné pour cette première raison à la veille de la Première guerre et alors il n'y a plus d'obstacles à la
guerre.
Malgré des élections assurant un nombre plus qu'honnête pour l'époque de députés socialistes à l'Assemblée, le schisme se produit au
Congrès de Tours en 1920 : désormais et cela jusqu'aujourd'hui il existera un Parti Communiste différent des socialistes. Qui ne connait pas alors 1936 ? Les communistes critiquent encore sa
politique, en effet le changement radical promis ne s'est pas produit. Mais comment assimiler les idées de Blum et du Président de la République ? Là encore les discours nous présentent un monde
plus qu'étranges, un ami des patrons avec celui qui a obtenu les Accords Matignon... Cependant, la guerre d'Espagne précipite le gouvernement dans la discorde.
Puis suit la guerre en Europe et alors les députés et sénateurs socialistes votent d'abord les pleins pouvoirs à Pétain, puis Blum est arrêté le 8 août 1940 et jugé par les
Vichystes, ceux-là même qui ne sont pas dédaignés dans les discours habituels de la droite mais bizzarement oubliés par les discours de Nicolas Sarkozy. Mais la résistance contre la Milice et les
Allemands s'organise et des socialistes font partis de l'Assemblée consultative provisoire et du Gouvernement provisoire du Général De Gaulle pendant la guerre.S'ensuivent des réformes sociales :
nationalisation des usines Renault en novembre 44, rétablissement de la gratuité de l'enseignement secondaire, création des comités d'entreprises...
La Paix revenue, la SFIO joue un rôle central dans la mise en place des nouvelles institutions et participe aux gouvernements jusqu'en 1951. En 1954, Pierre
Mendès-France devient président du conseil et met fin à la Guerre d'Indochine. C'est Guy Mollet qui accède au poste en 1956 mais d'abord favorable à l'indépendance de l'Algérie, il renonce et est
destitué n'arrivant pas à trouver une solution adéquate.
Les Socialistes manifestent en 1958 à l'arrivée au pouvoir de De Gaulle, bras-dessus
bras-dessous avec les communistes, et traitant celui-ci de dictateur... Mais celui-ci reçoit les pleins pouvoirs pour six mois en juin avec les voix de nombreux socialistes. De nombreux députés
tels Mitterand, Mendès-France, ne retrouvent plus leur siège de député aux élections de novembre.
Les socialistes de nouveau divisés finissent
finalement par se rassembler autour de la candidature de Francois Mitterand en 1965 qui met en ballotage De Gaulle, innatendu ! Malgré mai 68, les socialistes mettront plusieurs années à se
rassembler. La candidature unique de la gauche de Mitterand en 74 permet à celui-ci de dépasser les 43% au premier tour mais échout au second de justesse avec 49,2%.
Institutions du Parti du congrès d'Epinay de 1971
Le Bureau National assure
l'administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le Conseil National. Le Conseil National est élu par les délégués du Congrès National quand celui-ci se
tient. Il est composé des secrétaires féderaux et des membres élus proportionnellement au Congrès. Le Conseil National éxecute et fait éxecuter la ligne politique du Parti décidé par le Congrès.
Le Congrès est le lieu où sont votés les motions soumises. La motion décrit la ligne du parti pour les années à venir; le congrès se réunit tous les trois ans. Les membres du Secrétariat
National, sorte de tête du parti, sont élus par le Conseil. La Section est la structure de base du Parti Socialiste, il peut y avoir une section pour un quartier mais aussi pour une cité... La
fédération regroupe les sections au niveau départemental. Le Secrétariat fédéral gère la politique globale de la féderation.
Après-demain : un point sur le Parti depuis 2002 jusqu'à aujourd'hui, ses courants.
Dans trois jours : l'université du PS : avant, après.
Sources :
Histoire du Socialisme Français, Pierre Bezbakh chez Larousse
Site du Parti Socialiste : http://www.parti-socialiste.fr
Fondation Jean Jaurès : http://www.fondatn7.alias.domicile.fr
Par Jeunes d'Opposition
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Publié dans : Partis et systèmes politiques
Jeudi 30 août 2007
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