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Réformes

images.jpeg Le Conseil Constitutionnel nous a offert une belle surprise en validant l'essentiel de la loi Tepa (Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat) et la loi sur le service minimum. En effet, on serait attendu à une sanction de cette haute institution sur la loi du service minimum qui à l'avis de nombreux syndicats, de politiques et sociologues était anti-constitutionnelle, surtout quand l'on sait que le précedent président du Conseil Constitutionnel n'avait pas hésité à sanctionner M. de Villepin sur pas mal de ces réformes et que le Président actuel est un chiraquien M. Debré; mais non ! La sanction s'est faite sur un tout autre terrain mais néanmoins important : celui de la réforme proposée par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne et qui est très populaire (87% de Français satisfaits de l'adoption par le Parlement de cette réforme) : la partie de la loi Tepa sur les intérêts d'emprunts immobilier pour les ménages ayant déjà acquis leur résidence principale (déduction de 20% des intérêts d'emprunts pendant les 5 premières années du prêt et dans une limite de 7.500€ pour un couple pour les emprunts en cours ou en phase terminale), et ceci alors même que les socialistes n'avaient pas montrés du doigt cette partie de la loi la jugeant trop populaire ! Et bien c'est un des premiers revers pour le Gouvernement. Mais ce revers n'en est pas vraiment un car en réalité cette sanction du Conseil l'arrange, malgré le fait qu'elle n'arrange pas beaucoup de personnes dont celles qui avaient demandées un prêt pendant l'été, en étant sûr que Tonton Sarko viendrait à la rescousse au cas où ! Et bien non, car selon le Conseil, cette mesure ne respecte pas le principe d'égalité, la rétroactivité s'apparentant à "un soutien au pouvoir d'achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires d'une résidence principale". Mais donc cela permet au gouvernement de souffler car la mesure devait coûter près de 7,7 Milliards d'euros. M. Woerth, Ministre du budget, a eu chaud ! Mais cette censure partielle ne doit pas faire oublié que tout le reste du texte reste quant à lui validé dont certains points de fragilité, et d'inégalité soulevés par des spécialistes. Ainsi les mesures supprimant quasiment l'ISF sont validés...


Un lien avec le Krach 40 ?

Beaucoup de gens savent (les journeaux ayant plusieurs fois titrés en une ce problème au cours de ces derniers jours) qu'une crise toutes les grandes bourses du Monde, celles-ci chutant inlassablement depuis le 9 Août. Cette crise est dûe, à une crise bancaire des Etats-Unis d'Amérique. Celle-ci dure depuis fin 2006, à la base, ce sont les banques qui se retrouvent roulées par leur systèmes de subprime. Explication : les banques et certaines entreprises se sont spécialisées dans le prêt immobilier pour les classes basses et moyennes. cependant celles-ci se retrouvent avec des difficultés pour rembourser leur emprunt et les banques viennent de mettre, la BNP Paribas la première, le hola devant cette crise qui fait que plusieurs banques se retrouvent avec un déficit du cause de ces prêts. Cela touche de près le slogan sarkozyste d'"Une France de Propriétaires". En effet ce que la cause de cette chute du Cac 40 pourrait se retrouver dans quelques années par l'application ou la marche forcée devant cette volonté d'"une France de propriétaires" car ceux-ci auront des problèmes à rembourser leurs emprunts malgré la bonne volonté des réformes et de l'Etat, car pour être propriétaire, il faut avaoir de l'argent de côté, pas mal d'argent, avoir un boulot stable et non-précaire, bref des conditions qui s'adressent à un nombre de personnes de plus en plus restreint avec plus de 4 Millions de chômeurs (eh oui et non pas 2 millions) en France sans compter les emplois précaires, les basses retraites, les RMIstes, les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté et j'en passe !

A quand une exécution de ce merveilleux rêve sarkozyste ?



Sources : Le Monde, Les Echos
Par Jeunes d'Opposition - Publié dans : Réformes
Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /2007 22:44

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Communauté : Les blogs socialistes
Le Sénat n'est pas transporté de joie lors du vote de la loi sur le Service Minimum et il en a de bonnes raisons. L'ouverture contibue toujours autant à peser sur les esprits politiques surtout depuis l'officialisation de la commission chargée de la modernisation des institutions composée d'hommes de gauches (on peut relever l'absence totale de femmes, comme quoi la parité elle est dans les paroles). Mais maintenant ce texte de loi jette un froid : en effet, des députés de la majorité regrettent que : "[le texte de loi] ait crispé les syndicats et donne des arguments à la gauche pour retrouver de la combativité". De plus l'intervention de Francois Fillon, mardi, ayant affirmé que le projet était d'étendre la portée du service minimum, à l'Education par exemple, a beaucoup irrité tant à droite qu'à gauche. Le President a lui-même pris ses distances avec cette affirmation prouvant encore à quel point le Gouvernement est uni. Le Parti Socialiste a combattu deux mesures : l’obligation pour un salarié de se déclarer gréviste quarante-huit heures à l’avance, et l’instauration d’un vote à bulletins secrets pour décider de la poursuite ou de l’arrêt du mouvement, au-delà de huit jours de conflit. Ces deux mesures votées par le Sénat vont en effet à l'encontre même du principe du droit de greve : individuel et libre. Hors le salarié qui se déclare deux jours à l'avance peut subir pression de son employeur pour ne pas qu'il fasse grève et ainsi remise en cause de la liberté. Une deputé PCF voulait meme changer le nom du texte en : "projet de loi relatif à l’instauration d’un service minimum dans les transports publics et portant atteinte au droit de grève", il a été refusé. Mais n'oublions pas qu'avec M. Sarkozy "Tout devient possible" !

Un modèle de Parti
On n'aurait pas pu attendre mieux du parti de la majorite : l'Union pour un Mouvement Populaire, la caravane du parti est partie hier de la Tour Eiffel pour son tour des plages. Le Matos : une camionette blanche et bleue sur laquelle est ecrit en gros : Ensemble. Ensemble qui ? Ceux qui paient l'ISF et qui viennent d'être soulager ? Car pendant ce temps, on ne voit pas d'autre personne ou groupe a qui les réformes du Gouvernement profitent : bouclier fiscal, projet tepa... Trajet : les plages de Honfleur a Nice. Matos léger : ballons de rugby, tracts, t-shirts roses et bleus... En effet ils sont ouverts ! Les socialistes peuvent ainsi dorenavant adhérer a l'UMP, a une condition bien-sur la même pour tout le monde dans l'ouverture : se la fermer, ne pas critiquer. «Aller à la rencontre des gens pour expliquer les réformes du gouvernement, répondre à leurs questions et éventuellement, les faire adhérer à nos idées» Voici le petit resumé de leurs actions, aller a la rencontre des gens mais en revanche en attendant que les gens «viennent [les] voir». Optimistes les populistes. Ce qui explique peut-être pourquoi les curieux étaient moins nombreux que les militants et journalistes... Devedjian declare ainsi
«Nous sommes un parti populaire et nous entendons le rester. Nous allons dans les usines pendant le temps de travail et sur les plages quand les gens sont en vacances. Nous partons à leur rencontre, sur les places populaires».
Jusque la les militants ne se sont pas pressés dans les usines mais beaucoup dans un syndicat : le Medef, allez savoir pourquoi.
Par Jeunes d'Opposition - Publié dans : Réformes
Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /2007 11:54

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