Le PS est une ruche et depuis 2002, des évenements cruciaux se sont produits, une alternance de hauts et de bas. Une élection censée être imperdable grâce à un bilan
économique et social du gouvernement Jospin bon : baisse du chômage, deux millions d'emplois sont créés. Les mesures appliquées du gouvernemnt Jospin sont : le PACS, la loi sur la parité, la
couverture maladie universelle, les 35h, les emplois jeunes, l'allocation personnalisée d'autonomie, le passage à l'euro réussi.
De l'élection imperdable à l'électiion pas si imperdable que ça
L'élection présidentielle est finalement perdue et les socialistes sont laminés aux législatives après l'arrivée de Le Pen au deuxième tour des présidentielles.
S'ensuit une période dure et le Congrès de Dijon est l'acmé d'une véritable guerre civile intra-ps depuis le "je me retire définitvement de la politique" de Lionel Jospin, ex-premier ministre de
1997 à 2002.
Le Congrès de Dijon est le théâtre d'affrontements entre courants et finalement c'est la motion du Premier Secrétaire depuis 1997, François Hollande, qui l'emporte
avec près de 60% sur les motions "Nouveau Parti Socialiste" d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et "Nouveau Monde" de Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli. Les socialistes sont au bord du
gouffre et se sentent plus divisés que jamais.
2004 reste dans les esprits à gauche comme La revanche : les socialistes remportent les régionales avec 20 régions contrôlées sur 22, les cantonales avec plus de la
moitié des conseils généraux et les européennes avec l'envoi de 31 députés socialistes français à Strasbourg, ils constituent la première force du groupe socialiste au Parlement Européen. Les
socialistes ont dés lors le vent en poupe et attendent avec impatience de nouvelles élections pour prouver leur force.
Début 2005, le PS organise un réferendum interne pour savoir si le parti fera campagne pour le "oui" ou pour le "non" au réferendum sur le Traité Constitutionnel
Européen. Une majorité (58%) plébiscite le oui contre Laurent Fabius qui avait fait campagne pour le "non". Finalement celui-ci jouera contre la décision socialiste avec les dirigeants de la
gauche du Parti.
L'UMP, l'UDF, les Verts, le Parti Socialiste font une campagne active pour le "oui" au réferendum mais le non l'emporte avec près de 54% des suffrages exprimés. On a
pû se demander alors comment quatre partis qui totalisent plus de 50% des voix aux élections peuvent représenter une popualtion qui a signé contre leur avis "non".
C'est pour cela que François Hollande convoque immédiatement un congrès anticipé pour la mi-novembre au Mans. La motion du Premier Secrétaire recule (54%) au profit de
celle du "Nouveau Parti Socialiste" (24%) et de celle de Laurent Fabius (21%). Finalement est décidée une motion de synthèse qui convient à plus de 80% et décide du programme pour les
Présidentielles, et des conditions pour les législatives en reportant l'investiture du candidat à la présidentielle en novembre 2006.
Alors un vrai débat de fond s'instaure et on peut suivre la campagne pour l'investiture qui imite le modèle américain avec des débats retransmis à la télé. Parmi
les prétendants au trône, beaucoup se sont finalement rétractés : Lionel Jospin a prononcé un discours devant les jeunesses socialistes lors de l'université d'été 2006 où il expliquait sa
défaite et finalement après supense annonçait qu'il ne se re-présenterais pas ; Jack lang a lui aussi renoncé et affiché son soutien marqué à Ségolène Royal. Il restait donc trois candidats
: Laurent Fabius ex-Ministre des Finances et Premier ministre, DSK ancien Ministre des Finances et Leader du courant Social-démocrate et Ségolène Royal, présidente de la région
Poitou-Charentes.
FInalement Ségolène Royal l'emporte haut la main avec près de 60% des suffrages au sein du PS loin devant Dominique Strauss-Kahn (21%) et Laurent Fabius
(18%).
Cependant la candidate, une fois investie n'eut pas tout le soutien nécessaire des "élephants". La deuxième erreur de la campagne fut d'avoir joué avec Sarko=Le Pen ce
qui a rendu crédible le vote massif de l'extrême droite pour Le Pen et a en revanche décribilisé la gauche dans sa tentative de diaboliser M. Sarkozy. Elle aurait dû faire le parralèle entre
Chirac et Sarkozy ce qui n'aurait pas fait fuir une partie de l'électorat une fois le débat venu et le fait remarqué que M. Sarkozy n'était pas aussi affreux que la gauche l'avait dit. Mme. Royal
fut défaite comme même avec plus de voix que aucun autre socialiste n'avait eu au second tour d'une présidentielle !
Les courants du PS
Le courant de Lionel Jospin bien que moins cité continue toujours à s'activer, le nouveau leader est sûrement Bertrand Delanoë qui a refait surface dans les médias et a
annoncé qu'il serait prêt.
Socialisme et Démocratie est un courant qui prend de l'ampleur mais ne touche qu'une certain élite et des gens aisés car il ne sont pas pour de grandes réformes du
système actuel et situe à la droite du PS, en revanche ayant perdu il y a peu de temps son leader : Dominique Strauss-Kahn. Le nouveau leader pourrait être M. Moscovici ou M. Cambadélis qui sont
de loin les mieux positionnés pour en prendre la tête.
Le courant "Nouveau Parti Socialiste" est lui le plus récent puisque né au Congrès de Dijon et de loin celui qui affirme le plus vouloir une rénovation en profondeur
du Parti Socialiste, on peut dire aujourd'hui qu'il est est plus le courant de ceux qui veulent "changer le parti". On peut dire qu'il est incarné par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg mais
aussi les rénovateurs tels Manuel Valls...
Le courant des Fabiusiens est plus celui de la gauche de la gauche et celui de certaines ambiguïtés, celui du "non" au TCE, celui de l'alliance avec la
gauche...
On peut dire aussi qu'il y a un non-courant : les royalistes et ceux qui sont pour Hollande, ce n'est pas un vrai courant car il ne s'assume pas en tant que tel mais
on peut dire que c'est celui qui a été pour François Hollande et l'a soutenu et celui qui a soutenu Ségolène Royal, ceux qui se retrouvaient dans ses positions politiques...
Ces courants sont plus ou moins influents mais depuis les législatives, ils perdent de la crédibilité à force de se tirer dans les pattes ou de vouloir toujours être
plsu médiatique,... que les autres.
Ce petit répertoire n'est pas très complet et très concis.
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Publié dans : Partis et systèmes politiques
Samedi 1 septembre 2007
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01
/09
/2007
23:54
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