Qu'est-ce que le centre est une question intéressante tandis que le site Le Monde.fr publie un tableau des différents courants centristes, aujourd'hui il y en a
deux : les centristes ralliés à la majorité réunis au Parti Social-Libéral Européen/Nouveau Centre et le Mouvement Démocrate, le NC est un parti d'élus alors que
le MoDem est un parti de militants. Au MoDem, issu de l'acienne Union pour une Démocratie Française, on s'interroge quant aux municipales.
Pourtant la ligne de conduite est claire, le Mouvement Démocrate est officiellement autonome et a été fondé pour incarner le vrai centrisme, genre arbitre entre gauche et droite, et la consigne est
que soit constitué dans toutes les villes de plus de 100.000 habitants des listes autonomes. Cependant les législatives ayant prouvés que c'était dur et que le MoDem ne pesait plus
grand chose quant il fallait s'opposer à Nicolas Sarkozy et que son poids médiatique était faible. Alors pour les municipales, tandis qu'une majorité d'électeurs sont issu des rangs de la
gauche (à près des deux tiers), les dirigeants restent centre-droit. Autant d'ailleurs Bayrou que les leaders départementaux, et cela au dépends des choix des électeurs.
A Lyon, alors que les électeurs ont voté pour un candidat qui promettait une liste autonome, celui-ci fait tout pour retarder la constitution de cette liste en invoquant les
difficultés de trouver des volontaires pour figurer sur la liste (quant on sait que la LO n'a aucun mal, on a du mal à croire) afin d'empêcher les militants de constituer eux-mêmes une liste
autonome. A Bordeaux où pendant les législatives Juppé, ancien ministre de l'écologie, a été battu dans son propre fief face à un socialiste (sur les trois circonscriptions de Bordeaux, 2 sont à
gauche), François Bayrou, ami proche de Juppé, a décidé d'une liste commune MoDem-UMP, se contredisant lui-même. Et ce ne sont pas les seuls cas où les dirigeants
choisissent pour les militants. Dans ce contexte, à Angers, les dirigeants MoDem souhaitent "une liste de partenariat" avec le président UMP du Conseil Général, des adhérents MoDem, exaspérés, ont
rejoint la liste PS.
Vivement le temps où le MoDem sera géré par ses adhérents et non plus par ses chefs, obnubilés par leurs ambitions politiques au détriment de la transparence et de la démocratie.
Comme quoi le Mouvement Démocrate n'est presque plus digne d'être "démocrate", à savoir si "mouvement" lui va encore sinon prévoir un rassemblement avec le Nouveau Centre... assez archaïque.
Par Jeunes d'Opposition
Samedi 5 janvier 2008
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L'UMP est sur le devant de la scène. Le Conseil National, réuni samedi 6 octobre, a permis d'éclaircir quelque peu ce qui se passe actuellement sur la scène politique.
François Fillon y a quelifié l'amendement ADN comme un détail de la loi d'immigration. Deux visées : cacher les dissenssions internes nottament entre les députés de la droite catholique et les
autres. L'éthique de cet amendement révèlant au grand jour certains fantasmes de la droite (les étrangers ont beaucoup d'enfants,...) est en effet controversé à droite.
En même temps dans les discours du Premier Ministre, on retrouve cette volonté de déni du passé : "La France en a connu, des situations de gouvernement biaisées, bancales !
Elle en a traversé, des périodes de cohabitation acrobatiques, ubuesques parfois! Elle en a subi, des périodes de paralysie." On oublie intentionnellement que deux des trois cohabitations
étaient dirigées par des gouvernements de droite. On oublie de dire que les gouvernements les plus bancales sont souvent les plus récents : le gouvernement Juppé de 1995 à 1997 démissionnant
après des législatives perdues; le gouvernement Raffarin, démissionnaire après avoir perdu les régionales, cantonales, européennes et le réferendum sur le Traité Constitutionnel
Européen.
Une des phrases marquantes a été aussi : "Le tandem fonctionne, et il vous salue bien ! " Cela est aussi un déni de la réalité : l'inexistance d'un tandem remplacée par une omni présence
d'un Président de la République tout puissant.
Le vrai Parlement
On peut se demander à quoi sert le Parlement quant on apprend que "le Conseil National de l'UMP a adopté les mesures gouvernementales sur le cumul des mandats, l'introduction d'une dose
minoritaire de proportionnelle au Parlement,..." A quoi sert donc un Parlement élu par le peuple si les décisions concernant le pays tout entier sont prises au sein d'un parti ?
A quoi sert une direction de ce parti si le véritable "leader est Nicolas Sarkozy" ? On entre dans une nouvelle phase, jusque là les prédecesseurs de Nicolas Sarkozy avaient conduits les
affaires indépendamment de leur parti d'origine. Lui veut s'appuyer sur "la machine de guerre qui [l'] a porté à la victoire".
Une sorte de Parti Unique en quelque sorte ?
Un lien affirmé avec l'extrême droite
Et on est fier, qu'on est fier d'avoir rejoint les rangs de la majorité présidentielle, se flatte t-on au MPF, le parti d'extrême droite dirigé par Philippe de Villiers, un orateur assez
maladroit mais qui s'appuie sur les aspirations des monarchistes, anti-républicains et extrême qui ne se sentent pas d'aller au FN.
Après tout il existe des liens moraux solides entre l'UMP et ce MPF. Serait-il le premier parti à rejoindre le Parti Unique ou est-ce simplement une alliance temporaire le temps de gagner les
municipales ?
Par Jeunes d'Opposition
Dimanche 7 octobre 2007
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